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De la continuité ou de discontinuité des actions des élus qui se succèdent...

Le sujet du lancement récent d'un nouveau forage et de la sécurisation de notre approvisionnement en eau potable ayant été évoqué par ailleurs, bien qu'il soit important, nous souhaitons rebondir sur un autre aspect : celui du devenir des actions et initiatives entreprises par les élus durant le mandat qui leur a été confié !


A l'échelle du temps d'un mandat, certaines actions ne peuvent aboutir, pour diverses raisons : le financement, l'absence de subventions, les délais administratifs, les difficultés techniques, la disponibilité de sous-traitants, mais aussi parce que certains projets sont si importants qu'ils ne sont réalisables que sur la durée de plusieurs mandats, notamment après des études longues et coûteuses.


C'est bien le cas de l'ensemble des schémas directeurs communaux et intercommunaux dont les acronymes sont quelquefois si familiers que l'on en oublie leur signification : SCOTT, PPRI, PLU, PLH etc... Leurs contenus donnent les orientations à poursuivre sur le moyen terme, ils définissent le cadre, évitent l’improvisation et permettent d’assurer la cohérence des projets pour une évolution maîtrisée de la commune ou des territoires locaux


Si un projet initié lors d’un mandat n’est pas poursuivi par le suivant, les dépenses déjà faites se révèlent inutiles... Sauf raisons majeures, évolution du contexte, cela ressemble simplement à du gaspillage de l’argent public, c’est-à-dire celui du contribuable.

Justement, si des raisons majeures se révèlent, la rigueur voudrait plutôt que ces divers plans directeurs soient amendés dans la concertation, mais certainement pas ignorés. En général, ces plans sont établis, étape par étape, dont l'une d'entre-elles consiste à le soumettre au public au cours d’une enquête publique. Dans de telles conditions, la communication permet que chacun comprennent les enjeux.


Quand les travaux entamés par les uns ne sont pas poursuivis par ceux qui suivent, chaque contribuable est en droit de s'interroger !


Le cas du lancement d'un nouveau forage évoqué dans un autre post semble bien faire partie de ces discontinuités anormales. Ne devrait-on pas l'interpréter comme un dysfonctionnement de notre système décisionnaire, qu'il soit du niveau communal, préfectoral, ou ayant pour origine les divers organismes qui avaient validé le schéma directeur d'approvisionnement de l'eau potable et qui aurait dû réagir en constatant qu'une solution étrangère dérogeait aux prévisions et à leur validation.


Si des arguments solides justifiaient cette décision, n'auraient-il pas dû être soumis à ces instances et faire l'objet d'une communication publique ?


Mais, ce cas n'est pas un cas isolé. Voici d'autres exemples de discontinuités, puisés dans les archives des mandats précédents, incompréhensibles sans un minimum d'explications :

Le projet de salle polyvalente de l'équipe du mandat 1995-2001 - un projet dont les études étaient terminées, budget bouclé puisque le financement était acquis dont les subventions, a été tout simplement supprimé par l'équipe du mandat suivant. Perte du montant des études menées par un cabinet d'architecte, sans doute des pénalités à payer, perte des subventions...une perte pour la commune :

- de temps , car la salle polyvalente ne sortira de terre que 10 ans plus tard...

- de finances, à hauteur de plusieurs centaines de milliers d'euros.


Le PLU, élaboré et validé durant le Mandat 2008-2014, par l'ensemble des acteurs politiques, économiques, ayant fait l'objet d'enquête publique et d'une large communication, fixait des objectifs de développement de la commune suivant un axe Varrayon-Suous, prévoyant une urbanisation du plateau du Peybert, lui-même proche de la zone Ste Barbe (Draguignan) porteuse de divers projets par la communauté d'Agglomération. Ceci permettait d'assurer une meilleure continuité urbanistique au nord avec Draguignan, et au sud avec la commune des Arcs.


Le plateau se développe effectivement et on pouvait penser qu'en conséquence des orientations du PLU, l'extension de la capacité scolaire y serait implantée. La proximité du futur quartier de Sainte Barbe permettait d'envisager un groupe scolaire intercommunal.

Cela n'a pas été le cas, c'est un autre projet qui a été engagé, très coûteux pour une simple école maternelle construite sur un terrain "étriqué" situé à proximité d'un carrefour fréquenté qui, maintenant, est particulièrement encombré aux heures de pointe.


On peut se demander si une étude de l'influence de cette implantation sur les flux de circulation a été faite. Car maintenant, il faut dépenser, encore, pour améliorer ce flux.

On notera que l'équipe en place, qui a opté pour ce projet, était la seule parmi les listes candidates en 2014 à ne pas évoquer une amélioration de notre capacité d'accueil des enfants scolarisés dans son programme, car selon sa tête de liste, elle n'y voyait pas d'intérêt ! On peut supposer qu'il s'agissait d'une position collective...aucun des membres de cette liste n'ayant manifesté son désaccord.


En conclusion :

Personne n'ayant la science infuse, le bon sens et le souci d'économie de l'argent public (nos impôts) devraient imposer que des projets étudiés, planifiés, pour lesquels des dépenses auraient déjà été engagées, soient poursuivis en l'état, sauf impossibilité majeure imprévisible.


C'est précisément le but de tous ces schémas directeurs, ces plans à 5 ans, 10 ans...qui nécessitent des études, une concertation de toutes les parties prenantes pour être approuvés. Y déroger, c'est risquer de se fourvoyer, de s'engager dans une spirale de dépenses aussi nécessaires qu'impossible à maîtriser ! Si l'environnement, la conjoncture ont changé, amender ces plans devrait devenir une étape incontournable.


Enfin, de telles évolutions méritent une bonne communication. Les moyens ne manquent pas, le Conseil municipal ouvert au public, le journal de la commune voire les journaux locaux et, si nécessaire, les réunions publiques.


Notre local de campagne est ouvert, nous y organisons des réunions de quartier dont le calendrier y est affiché.

Venez, participez, dites vos attentes, amenez vos idées !

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